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Young Chang Mc - On dôt
 
N’Jie
Par : 2B, le samedi 11 octobre 2008. Dans : Interview

Elle débute sa carrière de chanteuse dans les années 90 et connaît le succès avec sa voix exceptionnelle et des titres comme « Dadoué ». Découvrez... ou redécouvrez une artiste de talent !


Salut N’Jie, nous allons commencer par tes débuts, comment es-tu entrée dans le milieu de la musique ?
J’ai commencé à faire des pianos-bars, à tourner avec des orchestres de variétés françaises, américaines, j’interprétais un peu de tout. Je faisais des reprises chez moi, de zouk et des chansons de la Caraïbe, latinos... Et c’est en 1993, que j’ai eu ma première expérience discographique avec Energy, le titre « Tempo 106 », c’étaient mes débuts pour la musique de chez nous.


Quelles sont tes influences ? Les artistes qui t’ont donné envie de chanter et de te lancer dans la musique ?
Ce qui m’a touché dès le début ce sont les voix, et ma déformation professionnelle c’est l’étude des voix, en plus de la musique. Je m’intéressais plus aux voix et au placement de voix. Je ne vais pas rentrer dans des détails techniques, mais c’est ce qui m’intéressait chez les chanteurs et chanteuses avant la musique. Des voix ou des chanteuses qui savent placer leur voix de façon différente, soit en voie de poitrine, soit en voix de tête, soit en voie parlée... on les retrouve malheureusement chez Mariah Carey, Whitney Houston... (rires). Ensuite il y avait ensuite les chanteuses de mon pays Tanya St-Val, Jocelyne Béroard pour le zouk, mais c’est d’abord ma priorité l’étude et le travail de la voix.


Ton dernier album date de 2004, 4 années se sont écoulées, pourquoi avoir attendu si longtemps pour réaliser le nouveau ?
J’ai pris à peu près 3 ans et demi de préparation pour cet album. J’ai dà » faire divers déplacements comme c’est un album qui comporte 80% de zouk mais aussi divers styles musicaux, d’autres rythmes. J’ai dà » me rendre, par exemple, à plusieurs reprises à Saint Domingue pour préparer les chansons, entre autres le merengue et le reggaeton. J’ai tenu aussi à rendre un hommage à la biguine, pour ça j’ai travaillé avec un musicien qui est très ouvert musicalement qui a déjà fait de la mazurka et de la biguine, Ronald Rubinel qu’on connaît. Ca a pris le temps qu’il fallait parce que je suis un peu tatillonne dans ma façon de faire, j’aime bien aller jusqu’au bout.


Présente nous le nouvel opus, « Avec Sincérité » ?
C’est un album qui a été réalisé par Ronald Rubinel. Si j’ai fait appel à lui, c’est par rapport aux « Jeux de Dames » où il m’avait sollicité ainsi que beaucoup de Guadeloupéennes : Jane Fostin, Sonia Dersion... C’était avec plaisir que j’ai participé et j’ai donc fait appel à lui. Ca s’est fait sur un laps de temps assez long mais j’ai travaillé avec des personnes sérieuses.


Il y a beaucoup de styles musicaux différents dans ce nouvel album, est ce que ce n’est pas un risque ?
Ca a été bien étudié à l’avance. C’est pourquoi j’ai précisé que l’album contient 80% de zouk. Nous n’avons pas fait un album uniquement de chansons latines, bien qu’on vienne de la Caraïbe. C’est pour cela que j’ai tenu à mettre ces styles que j’ai bien travaillés par le passé en faisant mes tournées en Europe et autres. C’était une façon pour moi de me faire connaître sous ces autres angles avec le piano-chant que je fais à la fin par exemple. Mais l’important était d’avoir une majorité de zouk sur l’album, tout en n’occultant pas le reste : la biguine avec Tanya St-Val et Jacob Desvarieux, le summum. C’était pour moi un très grand honneur. Ensuite le compas, qui a bercé mon enfance. Je pense que tous les jeunes ont connu ça, les soirées, j’en ai connu, mes oncles organisaient des « Zouk Party », des bals. C’était important pour moi.


Qu’est ce que Ronald Rubinel a apporté de plus à N’Jie qu’on connaissait déjà ?
Il m’a donné la possibilité de pourvoir m’exprimer sur tous ces rythmes. Je voulais faire une chanson latino, c’était pas évident, j’ai été plusieurs fois à Saint Domingue, j’ai travaillé avec des gens là bas, mais il me fallait quelqu’un à côté de moi, qui me conseille, qui me guide, qui fasse des choix avec moi. Pour l’hommage que j’ai tenu à rendre à la biguine, c’est pareil. C’est difficile de trouver un musicien qui a autant de compétences, que ça soit dans le zouk, le compas, le latino, le folklore, lui il a tout ça. C’était vraiment la personne qui correspondait, de très talentueux. C’est vraiment un plaisir parce ce qu’on sent qu’on travaille avec un professionnel, qui connaît, qui maîtrise son travail. C’est tout ce qu’il m’a apporté sur cet album car auparavant quand j’ai commencé ma carrière, c’est ce que je faisais, j’interprétais de tout et j’aimais ça mais je ne l’avais pas encore retranscrit sur un album.


Est-ce que « Avec Sincérité », on découvre la vraie N’Jie, quelque chose de très personnel ?
Oui, tout ce que j’ai fait. On dira même que ça a toujours été très sincère parce que je n’écris pas quelque chose que je ne sens pas et je ne chante pas sur une musique que je ne ressens pas. « Avec Sincérité », ça regroupe tous les thèmes différents, ça traite de la façon dont on peut s’ouvrir au monde sans pour autant perdre son identité. Par exemple, la chanson que j’ai faite avec Grégory Custos et Didier Davidas parle de ce thème, parfois on cherche à s’identifier mais par rapport aux autres. On n’a pas sa propre identité. L’album traite un peu de tout ça : faire la part des choses, faire des choix pour ce qu’on sait qui va vous édifier et ce qui n’est pas utile, on n’est pas obligé de le faire. Je pense que chacun doit rester lui-même et garder ses propres convictions sur tous les plans.


Mis à part le zouk quels sont les styles musicaux que tu affectionnes ?
Le problème c’est pas forcément un style musical. Comme je le disais, je reconnais que c’est une déformation professionnelle, même quand je te parle ou j’entends quelqu’un parler, je suis plus en train d’écouter le placement de voix. Par contre une musique entraînante je dis oui. Je vais sentir tout de suite si j’adhère mais ce sont les voix qui m’impressionnent ou l’aura qu’une personne dégage. Ca peut être une chanson très à la mode mais qui ne me touche pas parce que la personne ne me touche pas. Ce qui me touche chez l’autre, c’est ce que je ressens au fond.


Quel serait le meilleur conseil que tu donnerais à un ou une novice qui voudrait se lancer aujourd’hui ?
Je n’ai pas la science infuse, je suis comme tout le monde, j’essaie de faire de mon mieux. Parfois il y a des gens qui veulent faire de la musique, de la chanson dont l’objectif premier n’est pas de produire un travail hors pair. J’aime bien faire les choses à part, un peu différemment, ne pas faire comme tout le monde, mais ce n’est pas évident. Ce serait chercher à travailler son art. Si il est musicien, travailler son instrument et que ça prenne un an, 2 ans, 10 ans... travailler jusqu’à ce qu’il sente qu’il puisse le faire partager aux autres mais ne pas se presser. Et surtout je ne pense pas que ça soit une bonne chose de chercher à être connu, chercher la gloire, pour moi ce ne sont pas des valeurs par lesquelles je suis passée. Il faut aimer ce qu’on fait, respecter ce qu’on fait et je pense qu’après les gens qui sont face à vous le sentent et se rendent compte que c’est véritablement un artiste qui se donne à son art et ne cherche pas autre chose. Parce que si on a un autre objectif, c’est comme ça que l’on tombe dans des dépressions. Le but premier je pense est de travailler son art.


Des remerciements ?
Je tenais à remercier ceux grâce à qui cet album a pu prendre vie et arriver sur le marché ; tous les musiciens qui ont travaillé avec moi, Ronald Rubinel qui a tout réalisé ; mes partenaires : Marché Conseil, Imprim’ et Air Caraïbes sans qui je ne pourrais pas faire tous mes déplacements et exporter ma musique.


Merci N’Jie pour l’entretien. Ton dernier mot sera pour les lecteurs.
Je salue tous les Dadous de mon cÅ“ur et tous les lecteurs du « Bling ». Je leur dis que bientôt, si Dieu le veut, je serai aux Antilles pour une tournée. Je commence ma tournée sur la France métropolitaine au mois d’Octobre et pour la fin de l’année aux Antilles : Guadeloupe, Martinique et Guyane.


Bonus ! rien que pour vous BlingBoyz and BlingGirlz !!

Tu m’en veux CHUICHUICHUI (Show en direct)
MERENGUE NJIE



Popularité : 3 | 3 Commentaire(s)

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3 Messages de forum
  • N’Jie
    23 janvier 2009 21:38, par ced
    « je suis de la rdc excuse moi je veux juste vous dires:vous êtes une bombe »
    Répondre à ce message

  • N’Jie
    22 avril 2009 11:52, par Herode Stacy
    «

    coucou !!! Njie moi c une fille qui te kif grave j’adore ta chanson chui chui chui elle est trop cool quoi bon b je te fait de gros bisous et calins.kiss a njie

    Stacy Herode

    (12ans)

    »
    Répondre à ce message

  • N’Jie tu men veux
    31 juillet 2009 12:42, par kassandra richol
    «

    N’jie je suis fan de toi chaque jour je suis sur l’ordi pour écouter tes chansons je les connais par coeur je t’aime n’jie

    kassandra pour n’jie

    »
    Répondre à ce message



 
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