Malgré son jeune âge, Saïk a déjà un très long parcours derrière lui. C’est Admiral T en 1997 qui lui donne la vibe et l’envie de se lancer dans la musique. Dans l’underground, il n’est plus à présenter et dans le commercial il s’est fait un nom avec son premier album « Face à la réalité », couronné de succès. Il fait aujourd’hui partie de ce qui se fait de mieux dans le dancehall guadeloupéen et compte bien contribuer à faire avancer le mouvement à sa façon... avec par exemple la sortie de son street album : « M-10 Strict »

Saïk on ne te présente plus... Quoi de neuf depuis le dernier album « Face à la réalité » ?
Depuis l’album « Face à la réalité », j’ai continué mon petit bout de chemin, je poursuis ma carrière musicale. Donc on peut dire que ça va. On est là ! Toujours au boulot, la musique, comme d’habitude ! J’ai fait pas mal de shows à travers la France. Durant l’année, j’ai travaillé sur un projet avec mon collectif Génésiz, pour marquer le coup, symbolisé par les cinq années passées depuis la création du collectif. J’ai participé à la compilation SAKISS de Stanisky, ainsi que la compilation du label G-Zup Concept intitulé JUMP IT NOW 2. Ensuite je me suis consacré à un nouveau projet plus personnel intitulé « M-10 STRICT »
Justement, parle nous de ce nouvel album, le « M-10 Strict ». Je crois savoir que tu étais entre Gwada et la métropole pour la conception...
En effet, j’ai fait la navette entre la Guadeloupe et Paris souvent car j’avais des shows à droite et à gauche, alors j’ai profité quand j’étais en Gwada pour enregistrer quelques titres. Ensuite, arrivé à Paris, j’ai encore fait d’autres sons chez G-Zup. Pour te parler plus en détail de l’album, Le « M-10 Strict » comme l’indique son nom, est un street album basé sur des rythmes musicaux urbains, associé à des textes conscients décrivant les inégalités et injustices qui y en découlent… En fait, j’ai voulu montrer à travers ces textes et ces sons que la musique n’avait pas de frontière. Et dernièrement ce n’est pas parce que c’est un street album qu’il faut penser qu’il est réservé à l’underground.
Comment tu pourrais le définir ?
Je définirais ce projet comme étant la nouvelle identité musical de Saïk car le travail effectué aujourd’hui est mon évolution artistique et musicale, au niveau de la technique et aussi au niveau vocale.
As tu changé tes méthodes de travail sur cet album ?
Non, toujours la même en fait, je n’ai rien changé à ma façon de faire, mais par contre, au niveau de l’écriture on essaie toujours de s’améliorer car une plume ça se travaille. Donc sur ce projet, que se soit en Guadeloupe ou à Paris, j’ai toujours travaillé à la vibe, parce que cela me réussit bien et surtout avec la force de Dieu.
Quelle est l’équipe qui a travaillé sur l’album ?
L’équipe qui a travaillé sur cet album, c’est G-Zup Concept, label indépendant parisien, qui se fait une vraie réputation dans le milieu avec tous les projets qu’ils ont déjà réalisés. Avec tous les projets qu’ils vont concrétiser ils vont vraiment exploser... faîtes moi confiance !

Comment s’est passée la collaboration avec G-Zup ?
La collaboration avec G-zup à été tout à fait normale, car avant tout ce sont des amis de longues dates. Quand tu travailles avec des gens qui te connaissent, qui savent comment tu fonctionnes et que toi aussi tu sais comment ils travaillent, et que le travail te plaît, les choses ne peuvent que se faire de manière positive. Pas de prise de tête, un vrai travail de fond entre amis, le résultat c’est qu’on a au final un produit de qualité. Et je pense que le public s’en rendra compte. C’est une réelle collaboration avec G-Zup... donc c’est cool.
On attend les exclues ! C’est le moment de balancer les featurings qui seront sur l’album ?
Concernant les exclus on dira... rendez-vous à la fin du mois... (Rires).
Non plus sérieusement, comme featuring je peux te citer : Barone, Stone J, Young Chang, Badlee, Trade Union... ça va faire mal dans vos oreilles !
Quel devrait être le premier single ?
Le premier single lancé s’intitule « No come on my way », nous avons tourné la vidéo il y environ 3 semaines, le son en lui même tourne déjà sur facebook, youtube et compagnie... La vidéo sera disponible d’ici Juillet.
On t’a vu sur plusieurs premières parties en métropole dont la dernière, si je ne me trompe pas, était pour le concert de Mavado. As-tu déjà des scènes de prévues ?
Oui j’ai assuré la première partie de Mavado lors de sa tournée à Paris, c’était chaud... Un très bon souvenir en tout cas. En ce qui me concerne, j’essaie de tourner régulièrement, de faire des showcases, d’avoir des premières parties de concerts prestigieux... Pas trop non plus, mais de quoi vivre correctement.
Ton dernier mot sera pour les lecteurs du « Bling Magazine ».
D’abord, je remercie tout les lecteurs et lectrices de ce magazine afin de se mettre à jour, d’enrichir leurs connaissances vis-à-vis de leurs artistes préférés. Big up aussi à ceux qui nous soutiennent maintenant et depuis nos début. Big up à l’équipe du « Bling Magazine »
qui fait un réel taff. Sans oublier ma famille, M10BLOCK, GENESIZ, G-ZUP FAMILY, respect à tous les collègues du métier.
• Interview réalisée par Maïky